Texte tu, elle ment.
La Poésie & le Son
Patrice Cazelles
Francis Larvor
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Texte tu, elle ment.
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ULYSSE, MODE OPERATOIRE


VIENS T’EN TOI D’AVEC TON RÂTEAU D’IRRIDICELLE FALLAIT-IL QUE J’PHALLUS AU TIERS LA RIBAUDE EMPLIE D’MOI JUSQU’AU TRONC L’ĒQUIPAGE EN BORDÉE DU CUL DU QUAI PASSÉS LES TOURILLONS ENDUISAIT L’AUTRE PUCELLE ET CE NAZE D’ITHAQUE MORTEL Ā LA BARRE TEL QU’UN LIÉ PORTERAIT LA TERRE EN TUNIQUE VACHÈRE DES TEMPLES PLUS MISE EN TORSE QUE PÉNÉLOPE ROUSSIE DU TEMPS D’ATTENDRE EMPAILLER QU’AURAIT MIEUX FAIT SA FENTE AUX CONVOITISES ĒBATS DURS AU COMBAT DES VERGUES QUI TOMBENT DANS LA LYRIQUE Ö MES MARINS DÉCAPITAINES OCCIS COCULS DE CORPS ET D’ESPRIT SOUS L’ONDE SI LASSE SE FIRENT SUCER DES POISSONS-LUNES ENCORE QU’ON AIE MEMOIRE DE VENTS QUI NOUS LÉCHERENT LE CUL MIEUX QU’UNE LANGUE ÉTRANGÈRE ÉRUDITE ÉTERNELLE VAINQUANT VIVANT DU RUT EVITE LES FEMMES PASSAGERES (AVEUGLEMENT SOUMISES AUX SUCIONS DES REGLES MARINES) TA TRÉMIE A BON DOS D’OS LORS FOUIS LA TERRE À POIL ENTRE ÏAMBES ON S’COMPREND MIEUX QUOI QU’ON DISE LE VERS A SA NATURE DUPLIQUE ET L’AUDACE QUE J’MÈNE DÉCRIVE DES LOIS SANS SŒURS TEL SEXTANT DOUBLÉ DU CORPS PUS-JE T’AIMER DÉMATÉ LOINTAIN LA COUILLE ROSSÉE SANS TOILE AU MITANT DU LIEU DIT DU TROU DU CUL D’HÉLÈNE ENTUBÉE PAR OÙ ON TIRAIT LE SPHINX PAR LA QUEUE MILLIARDS D’ÉTOILES EMPÊCHÈES DANS L’AFFLICTION DES EAUX FEMME ENTRE TOUTES LES FEMMES MÊLEES ICELLE AUX TERRES LOUANGEUSES CALYPSO QUI TRIPOTTE LA QUENOUILLE VAUT BIEN LA MAIN A L’OUTIL DU TEMPS DÉCALOTTÉ AUTANT QU’ON TIRE LES PARQUES ENSABLÉS COMME NOS BARQUES DANS LA MÉDITATION DES DIEUX J’AUGURE MAL D’ARGOS ET DES GRECS RETOURNÉS COMME DES FESSES EN FACE JE LES ENTENDS LE SOIR ASTIQUER LEUR BOUTE D’UNE MÂLE TENSION NAVRER L’ÉCOUTE ET LA DRISSE L’ŒIL SUR ORION L’AUTRE VERS CE BOUT-DEHORS DONT RÈVENT LEUR FEMME EN JACHÈRE J’OUÏ JOUIR CEUX-LÀ MOI L’ANTIQUE ATTIQUE PRÉPOSÉ AUX RÂLES DE LA NYMPHE COMME UN FONCTIONNAIRE EXEMPLAIRE JE LA RETROUVE PUCELLE AU MATIN CAR CES IMMORTELLES ONT LE DON D’EFFACER LES OUTRAGES DU SEXE ET DU TEMPS NI VU NI CONNU TU BOURRES DANS L’OZONE M’AIMES-TU DIT-ELLE MÊME NUE LA NUIT TU DIS QUE MON SEXE A L’ODEUR DU SANG DANS LA PLAINE DE TROIE...


© Patrice Cazelles


Avis déchéance.


Plusieurs de nous
accessibles en rives
ont tiré l’ouverture à eux
aperturé, la mendiante aux cigales :
Oh Oh Oh Oh Oh Oh Ouh Ouh Ouh !
Des rinois d’encoches incessibles
d’la fonte à bouse colorée,
Déni des eaux
Pluviers pluvieux oiseau du temps
Mare. Mare de joints dans la Jonquière. Plus guère étang
que mare en point étant solutré d’Août. Sûr que Dieu
pompe ici sa dernière glaise. L’appât d’hommes a couru.
Ravin. Ravines. Réticulum adventice autour. Le plaid des traces déboutonné,
Ouvert, sur la peau douce . Mousse, dedans, la dentition des mots.
Regarde. Ludion fantomatique. La part telle qu’on l’a crut à nous. Sous-produit. Petite églogue vertébrée tu la sent sous la douche comme au mitant des nœuds maré dans ton baquet tu ruines ta vessie.
Muettement tu sort de là. Brouille en tête. Les deux pieds dans l’même pot. Tu vas racler deux vers pour tirer un trope. Moi j’essuie les vers au fond du café. C’est torse à dire mais j’devise mal de toi l’hagard vivant.
Avant l’Etre même avant la lettre il faut avoir été mis profond par celle là qu’on courtise en gant blanc, par devant.
C’est une délinquance honorable, tellement improbable (quel con serait contre la poésie ?) qu’on la trouve en gésine dans les culs de basse prose.

Allez poètes ! Hissons tous les toupets ! Virons dans la débine ! Faut pas mollir sur l’épithète ! Souquez la syntaxe ! Y’a gros temps dans l’bazar ! Foutons d’la signifiente ! Déridez Derrida !
Avis : « Ristourne sur le phonème à qui parle en vernaculaire ! ».


© Patrice Cazelles


lemurdufond
05/07/05